Partition : Fa dièse de André Stocchetti - Sextuor pour 2 flûtes, quatuor à cordes et public accordé en Fa dièse
Éditions Aedam MusicaePartition : Fa dièse

 

 
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Titre(s) : Fa dièse
Auteur(s) : André Stocchetti
Arrangement : œuvre originale
Formation : Sextuor pour 2 flûtes, quatuor à cordes et public accordé en Fa dièse
Niveau :  Facile
Partition principale : 11 pages
Parties séparées : 7 (8 pages) Flûte 1, Flûte 2, Violon I, Violon II, Alto, Violoncelle, Continuo.  [--]
Format : 23x30 cm
Dépot légal : Juin 2009
Cotage : AEM-57
Disponibilité : en stock, envoi immédiat
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Partition principale : 8.3 €
7 parties séparées : 6.75 €
Note de l'auteur
Cette pièce a été créée le 17 septembre 1991 à l’église Saint Julien le Pauvre à Paris avec un ensemble baroque dont les solistes jouaient respectivement de la flûte à bec, du hautbois et du violon.

Elle a été depuis jouée plus de 100 fois dans les configurations les plus diverses et les plus inattendues. Flûtes traversières et piano (sans quatuor), clarinette avec quatuor, flûte avec guitare et violon etc. (des parties séparées existent donc pour tous ces instruments y compris une réduction pour piano).

Elle requiert un chef de jeu capable de diriger le public par surprise avec des signes clairs.

La première partie se doit d’être jouée par les solistes de la façon la plus sérieuse, la plus convaincue et la plus appliquée possible. Toute ostentation dans les effets vocaux ou les bruitages détruit irrémédiablement l’effet comique qui ne tient qu’au fait de voir des musiciens le nez dans leur partition faire des choses invraisemblables dans une mécanique solfégique indestructible. Les clés sont juste présentes pour laisser penser que nous nous sommes en face d’une vraie partition. Elles n’ont absolument aucune incidence sur la hauteur des notes ou des effets vocaux.

La deuxième partie en revanche est plus lyrique et peut s’avérer être un grand moment de communion musicale. Tout tient au soliste principal qui doit être capable d’entraîner les auditeurs à chanter un fa dièse sur des ho ou des hou. Il n’hésitera pas pour ce faire à chanter lui-même afin de donner l’exemple, puis à tendre ostensiblement l’oreille pour écouter le public chanter. Ensuite, il les dirigera (plus fort, moins fort) et ne lancera l’ensemble de l’orchestre qu’une fois assuré que le public joue « le jeu ».

Pour la note finale : deux options possibles. Un decrescendo infini avec l’ensemble de la formation, ou un arrêt brutal des auditeurs par un geste énergique du soliste principal. (Cette fin reste un cas de conscience pour tous les musiciens qui ont ainsi un sujet de discussion valable pour le restaurant après le concert).

L’émotion qui se dégage ensuite de ce soudain silence est un moment toujours inoubliable, empli de ferveur et d’étonnements mêlés qui ont pour effet de pouvoir faire fondre en larmes les brutes les plus endurcies.

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