Partition : En noir et blanc de François Meïmoun - Violoncelle Solo
Partition : En noir et blanc

 

 

Feuilleter
 

Titre(s) : En noir et blanc
Auteur(s) : François Meïmoun
Formation : Violoncelle Solo
Niveau :  Très difficile
Partition principale : 24 pages
Format : 23 x 31 cm
Dépot légal : Juin 2010
Cotage : AEM-76
Disponibilité : en stock, envoi immédiat
Cette partition : 25.2 €

DE NOIR, de blanc, et de leurs mélanges, cette pièce est faite ; pièce qui voudrait unir ces couleurs qui n’en sont pas. Retour d’un imaginaire synesthésique ? Non, car ici ni le blanc, ni le noir n’agissent comme des couleurs, mais bien comme des espaces : ceux du clavier, de son espace blanc et de son espace noir. Quels chemins, alors, du piano vers le violoncelle ? L’histoire ne nous a-t-elle pas habitués, au contraire, à l’influence des cordes sur le piano ? Le XIXe siècle en donne assurément un célèbre exemple. Le violon de Paganini bouleverse, parmi d’autres, les pianismes de Liszt et Schumann, et ce, bien au-delà des Grandes études composées par chacun sous le choc reçu de cette virtuosité nouvelle. Le piano, qui se rêve à quatre cordes, donne naissance à des figures qui transcendent le pianisme classique, celui de Mendelssohn et de Chopin. En noir et blanc est donc née de l’idée de transférer, à l’inverse, l’espace du piano sur celui du violoncelle. Loin de plaquer sur l’instrument des modes de jeu intrinsèquement pianistiques, ce ne fut que l’idée du piano qui me guida et non ses gestes, codés, liés à des époques plus ou moins proches. Oui, en marge de l’accoutumé, l’espace réel devint fantasmé. Du réel au fantasme pour un impossible transfuge du piano au violoncelle ? Excitante dialectique pour l’imagination. En noir et blanc se structure de trois épisodes en mélodie-accompagnée, épisodes entrelacés de toccatas progressivement bouleversées. Après une première toccata, l’exposition du thème n’est faite que de blanc, de touches blanches imaginées, l’accompagnement, lui, est noir. Puis, le thème devient noir, l’accompagnement blanc. Enfin, tout se mêle, le thème se fait de blanc et de noir, l’accompagnement « En noir et blanc ». Ce mélange déclenche une coda qui se presse vers sa fin, ses repères bouleversés. J’aime ce chemin en ce qu’il s’entend et ne s’entend pas et en ce qu’il créé, pour moi, un lien privilégié entre le thème et son accompagnement. Thème, accompagnement, concepts ô décriés, quoi que l’on en dise…. Conservatisme tenace de l’athématisme et du geste suppléé à l’idée ! Le transfert fantasmé d’un espace sur un autre me fit imaginer ce thème, son accompagnement, et les liens tenaces et ténus qui les unient. François Meïmoun