Partition : Adagietto de Gustav Mahler arr. de François Meïmoun - [Violoncelle Piano]
Partition : Adagietto

 

 

Feuilleter
Coll. Gustav Mahler

Titre(s) : Adagietto
Auteur(s) : Gustav Mahler
Arrangement : François Meïmoun
Formation : [Violoncelle Piano]
Niveau :  Difficile
Partition principale : 12 pages
Parts : 1 (2 pages)
Format : 23 x 31 cm
Dépot légal : Mai 2010
Cotage : AEM-71
Disponibilité : en stock, envoi immédiat
Cette partition : 13.85 €
+ 1 partie séparée incluse
La transcription est une appropriation ; on transcrit, paradoxalement, pour mieux connaître. Le passage d’un instrumentarium à un autre n’est qu’un prétexte. Transcrire est bien souvent la tentative d’approcher le mystère de l’œuvre en la drapant de nouveaux instruments, une tentative échouée de réinventer l’œuvre. Pour preuve, la transcription fidèle donne des résultats absurdes. En témoignent les innombrables réductions d’opéras de Mozart où toutes les notes sont indiquées. Les transcripteurs ont cru bien faire en indiquant chaque note de l’original. Le résultat ne se contente pas d’être sans intérêt, il est injouable. En matière de transcription, la fidélité excessive aboutit à la trahison autant du style que de l’esprit de l’œuvre. Transcriptions qui, trop proches du texte, ne ressemblent à rien… Une transcription, quelque soit sa forme (orchestration, réduction, instrumentation) est donc bien l’expression de soi à partir du texte de l’autre : soit elle révèle une possibilité de l’œuvre juste suggérée, soit elle invente une trahison de l’original qui constituera la plus neuve des fidélités. Ici, les circonstances m’ont conduit à imaginer une transcription pour violoncelle et piano de l’Adagietto de la Cinquième Symphonie de Mahler. L’instrumentarium est parfaitement adéquat puisque le mouvement est construit comme une mélodie accompagnée : le violoncelle était donc tout trouvé à quelques altérations de tessitures près. Mais ce chemin ne fut guère stimulant. Il m’a paru au contraire plus inventif de créer à partir de cette mélodie ininterrompue un dialogue entre le piano et le violoncelle, dialogue aux dessins qui, en tant que tels, n’existent pas dans la Symphonie. Entre hommage et sacrifice, la transcription navigue et cherche les chemins suggérés par l’œuvre à chacun.