Musiques XX-XXIe
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Chaillol - Portraits d'un festival
Sous la direction de Michael Dian
144 pages - 16x20 cm - Janvier 2012
Note de l'auteurInitié en 1997, le festival de Chaillol, dans les Hautes-Alpes a fêté sa quinzième édition en août 2011.
Comment célébrer l’ensemble des énergies nécessaires à la production d’un festival, de l’attention des publics à la passion des interprètes, du dévouement des bénévoles à la confiance renouvelée des partenaires ?
Comment témoigner au plus près du chemin parcouru depuis les premiers gestes, de la place singulière qu'occupe désormais le festival de Chaillol dans l'intime de ceux qui le portent, le soutiennent ou le fréquentent, sans sacrifier à l'exercice convenu du livre souvenir qu'illustrent quelques belles photos de concert ?
Dans cet ouvrage, réalisé avec le concours du Centre de l'Oralité Alpine, un festival scrute ses origines et s’approche au plus près de ce qui, aux premiers jours, n’avait encore qu’un visage lointain. Par la dimension polyphonique du récit ainsi composé, l’idée première est rendue visible à soi-même et aux autres. Les témoignages recueillis, autant que la forme donnée à cet ouvrage, renseignent sur les gestes quotidiens et sur l'ambition du festival de Chaillol : faire sens en tissant du lien, tisser du lien par souci du sens. Ils retracent l’évolution de ce qui fut une entreprise familiale, amicale, devenant, au fil des saisons, une proposition artistique d'une plus grande portée, une proposition prenant conscience d’elle-même, jusqu'à s'inscrire avec force dans le paysage culturel français.
Dessiner les trajectoires d’une saison, à l'image d'un territoire partagé, appelle une forme de responsabilité faite d’écoute de l’autre, de ses attentes, mais également de directions et d'écritures. Entre le festival de Chaillol et le territoire sur lequel il se déploie, entre ces paysages aux multiples richesses et cette exigence apprise, l'on entend, alors, une conversation ininterrompue, celle d'un dialogue amoureux.A paraître
Olivier Greif, compositeur - Le rêve du monde
Brigitte François-Sappey, Jean-Michel Nectoux, Jean-Jacques Greif, Benoît Menut

Notes des auteurs
Fulgurant et atypique, le destin d’Olivier Greif (1950-2000) s’est brisé prématurément. Après le succès des nombreux événements qui ont entouré les dix ans de sa disparition, la nécessité d’un premier ouvrage s’est fait sentir afin de prendre la mesure du compositeur et du pianiste. Tout en lui est saisissant. Son parcours d’adolescent surdoué au Conservatoire de Paris l’a, paradoxalement, éloigné de tous les académismes possibles. Disciple à New York de Luciano Berio, il entame une brillante carrière, qu’il met en suspens douze années durant au profit d’une quête spirituelle, intense mais non moins active et internationale. Compositeur-né, il revient irrésistiblement à la création musicale au cours de la décennie 1990. Soulevé par une urgence intérieure, dans un temps qu’il sait compté, il accumule les chefs-d'œuvre jusqu’à ce que la mort l’abatte en plein vol, à cinquante ans tout juste.
Collectif, pour mieux cerner la personnalité charismatique d’Olivier Greif et appréhender son apport de compositeur au cours d’une période artistique mouvementée, le livre fait appel à plusieurs personnalités qui l’ont bien connu : Benoît Menut, compositeur et initiateur de l’ouvrage, Brigitte François-Sappey et Jean-Michel Nectoux, musicologues, Jean-Jacques Greif, frère du compositeur, Alexis Galpérine, violoniste.
Jean-Louis Martinet : paradoxes d'un chemin créateur à l'heure de la modernité ?
Pierre-Arnaud Le Guérinel

Note de l'auteur
La trajectoire du compositeur Jean-Louis Martinet, aujourd'hui encore largement méconnu, présente deux intérêts majeurs pour la musicologie de la seconde moitié du XXe siècle : d'abord elle nous fait traverser un œuvre aux nombreuses facettes, qui ne cesse de se renouveler avec le temps. Mais surtout, elle constitue un témoignage extrêmement précieux de ce qu'ont pu être les avant-gardes en France, en même temps qu'elle en présente un exemple bien à part : grand admirateur de Webern et parti du sérialisme, dont il a été un des pionniers en France, J.-L. Martinet n'a cessé ensuite de bouleverser ses convictions et de réviser son langage musical, quitte à revenir à une certaine forme de simplicité, qui s'accompagne dans ses textes polémiques d'une grande défiance à l'égard du modernisme dont il était un des principaux acteurs. Comment ces revirements théoriques se manifestent-ils stylistiquement ? Quelles en sont les causes possibles, psychologiques, sociales, géopolitiques ? En quoi sont-ils symptomatiques d'une certaine forme de modernité ? Voici quelques questions que tentera d'approcher cette ouvrage, en se penchant de façon détaillée sur les œuvres et les écrits de J.-L. Martinet.
Regards en arrière - Mémoires d'Alexandre Tansman
Texte préparé, présenté et annoté par Cédric Segond-Genovesi, Mireille Tansman-Zanuttini et Marianne Tansman-Martinozzi

Note de l'auteur
Prolifique auteur de quelque trois cents œuvres (dont sept opéras et dix ballets, neuf symphonies, neuf quatuors à cordes et huit concertos), Alexandre Tansman (1897-1986) appartient à « la génération des grands pianistes compositeurs de l’entre-deux guerres, tels que Prokofiev, Rachmaninov, Poulenc, Chostakovitch et, dans une moindre mesure, Bartók et Ravel » (J.-P. Armengaud, 2000). Dans ses Regards en arrière, rédigés entre 1954 et 1958, le musicien revient sur ses années de formation en Pologne (1897-1919), sur son épanouissement artistique et professionnel dans le Paris des années folles (il côtoie alors Ravel, Milhaud, Hindemith, Gershwin, Honegger et bien d’autres), sur ses tournées à travers le monde (États-Unis, Norvège, Suède, Chine, Inde, Israël, etc.) ou encore sur son exil américain pendant la Seconde Guerre mondiale (installé à Hollywood, il compose alors plusieurs musiques de films et se lie d'amitié avec Stravinsky). Ponctués d'anecdotes et de portraits tantôt émus, tantôt acides, de digressions sur l'esthétique musicale, de pages plus intimes ou de réflexions sur le métier de compositeur, les mémoires d’Alexandre Tansman offrent ainsi un regard unique et singulier sur le XXe siècle musical.
La polyphonie depuis 1950 - Qu'est-ce que la polyphonie aujourd'hui ?
Fabien Cailleteau
Note de l'auteur Cette notion est largement répandue en musique, évoquant l'école franco-flamande, l'Art de la fugue, Webern.... Une transversalité dans l'histoire de la musique qui inviterait à en donner, à priori, une définition directement liée au contrepoint.
Pour autant, le parcours des soixante dernières années révèle la complexité de cette notion, en résonance avec la société actuelle, ainsi qu'avec l'immense héritage musical dont bénéficient les compositeurs. Dénommée "hétérophonie" par Luciano Berio ou "polymusique" par Georges Benjamin, déclinée en "micropolyphonie" chez György Ligeti ou "polyrythmie" chez Eliott Carter, la polyphonie semble désormais une réalité multiple. Un objet polymorphe dont la compréhension apportera un éclairage neuf sur la musique contemporaine dans sa diversité, et sur l'une des préoccupations majeures d'une culture, comme l'évoque Henri Pousseur dès 1972, "au caractère de plus en plus planétaire" : l'hétérogénéité.
A travers un réseau tissé d'oeuvres musicales diverses, mais aussi d'écrits de compositeurs de différentes générations, l'auteur propose ici d'approcher une définition contemporaine de la polyphonie...
René Leibowitz
Yvonne Schürmann-Zehetner

Karlheinz STOCKHAUSEN : « Je deviens les sons… »
Ivanka Stoïanova

Note de l'auteur
Ce livre, que le compositeur souhaitait vivement publier en version bilingue, se propose de présenter les orientations principales de la recherche de Stockhausen (1928-2007) à travers ses œuvres.
Il répond aux éxigences d'un ouvrage synthétique, et en français, sur le compositeur. Les sept chapitres traitent des différents aspects de la recherche compositionnelle d'un des plus grands inventeurs en musique de la seconde moitié du 20e siècle : de la composition de soi à travers les matériaux nouveaux, des découvertes formelles et des structures du temps, de la musique spatiale, de la métaphore lumineuse, de la musique scénique, de l’hommage au féminin à l’exemple de l’opéra Montag aus Licht, de sa relation à Wagner et à l’œuvre d’art total.
L’absence d'une réelle biographie du compositeur sera compensée par les témoignages de ses épouses et collaboratrices Doris Stockhausen, Mary Bauermeister, Suzanne Stephens et Kathinka Pasveer.
L’ouvrage, destiné à tous les publics intéressés par la musique du XXe siècle, comporte un catalogue des œuvres, une discographie et une bibliographie sommaire.
Monographies, Témoignages & Mémoires
Quelles clefs pour mes notes ?
Pieryck Houdy
272 pages - 14 x 20 cm - juillet 2011
Note de l'auteurDans ses mémoires, le compositeur Pierick Houdy nous propose un fascinant voyage dans le monde musical des années trente à nos jours. Cette personnalité hors du commun, intime de Poulenc ou encore Milhaud, enfant prodige, passionnant professeur et bouleversant créateur nous dresse ici, en compagnie de son ancien élève Benoît Menut, une autobiographie augmentée d'une "galerie de portraits de musiciens" pleine d'anecdotes, d'un catalogue complet de ses oeuvres, d'une riche iconographie et d'un long entretien portant sur les problématiques musicales les plus diverses./p>
Entretiens
Entretien avec Pierre Boulez - La Naissance d'un compositeur
François Meïmoun
88 pages - 14 x 20 cm - février 2010

Note de l'auteur
Pierre boulez naît le 26 mars 1925 à Montbrison. Dans cette petite ville à la vie musicale modeste, le jeune Pierre Boulez décide de devenir compositeur.
Dès 1943, il s'installe à Paris, capitale alors occupée, rongée par le système de la Collaboration. Le compositeur s'efforce pourtant d'y repérer les rares bastions de modernité qui peuvent subsister. À la Libération, la nouvelle génération de musiciens refuse que les débats reprennent là où ils s'étaient arrêtés quatre ans plus tôt. Plus qu'une orientation esthétique, la connaissance approfondie des œuvres de Schönberg, Berg, Webern, et Bartók impliquait une conscience historique nouvelle.
Cet entretien s'attache à mieux comprendre les années de formation puis la naissance des premières œuvres d'un des grands musiciens de notre époque.(A paraître : Traduction en allemand par Martin Krechting)
Conversations avec Tom Johnson
Bernard Girard
164 pages - 14.5 x 20.5 cm - septembre 2011

Note du directeur de collection
Compositeur et théoricien né en 1939, Tom Johnson est l’un des pionniers du mouvement minimaliste, mouvement musical devenu populaire par quelques oeuvres symboles mais dont les racines restent encore à découvrir.
Le style de Tom Johnson est reconnaissable entre tous, tant par son usage des mathématiques que par sa volonté d’user de matériaux restreints ; des matériaux à entendre, à comprendre, à anticiper. La perception de l’auditeur est envisagée au-delà d’une seule réception passive. Sans agir sur son déroulement, l’écoute participe à l’oeuvre.
Américain à Paris, Johnson traverse les façons d’être musicien, d’écrire la musique ; les illustrations de ses partitions en portent témoignage. Au sérieux intangible de la question musicale, il convie l’humour plus que la dérision. L’humour traverse sa pensée, son oeuvre, jusqu’au genre sacralisé de l’opéra. « Je veux trouver la musique, pas la composer. Les idées semblent beaucoup plus riches quand elles viennent de quelque part hors de ma petite tête. » Utopie du dessin et du sonore, son minimalisme est au croisement des arts et des matières. Tom Johnson plastifie le son, le modèle, et sa voix, ici, en porte témoignage en livrant un éclairage inédit sur un des courants majeurs de notre temps.A paraître
Entretiens avec Peter Eötvös

Aurore Rivals
Note de l'auteur
Ce recueil d’entretiens s’inscrit dans la continuité de quatre années de recherche consacrées à l’œuvre opératique du compositeur et chef d’orchestre hongrois Peter Eötvös, inaugurées par un mémoire de Master 2 soutenu en octobre 2007 à l’Université Paris IV Sorbonne. Ce premier travail proposait une réflexion sur la réception de son premier opéra intitulé Trois Sœurs. L’auteure a ensuite élargi ses perspectives de recherche à l’ensemble des opéras de Peter Eötvös, ajoutant au premier les quatre suivants : Le Balcon, Angels in America, Lady Sarashina et Love and Other Demons. Ces cinq opéras ont donc fait l’objet d’une thèse de Doctorat, soutenue en décembre 2010 à l’Université Paris IV Sorbonne.
Ce recueil s’articule autour de deux parties : la première partie est consacrée aux entretiens avec Peter Eötvös et la seconde, à six entretiens avec des chanteurs et un chef d’orchestre.